Existe-t-il d’autres formes de vie complexes dans le cosmos ?

Pouvons-nous envisager un jour de trouver un organisme supérieur au nôtre ? Intelligence supérieure sous entendant un mode de transformation proactif susceptible de mettre en danger notre propre espèce. Tous les fantasmes anthropiques à ce sujet en révèlent l’intense questionnement : extra-terrestre, Alien, petits hommes verts et autres créatures fantastiques. Étant donné le déterminisme évolutif définit par la relation exclusive et ascendante entre milieu et gènes  (les gènes proposant, le milieu disposant), conditionnant parallèlement ce que l’on nome la convergence évolutive, s’il existe d’autres organismes ailleurs, ces derniers seraient normalement très proches de ceux existants ou ayant existé sur Terre. De ce fait, s’il existait d’autres humains ailleurs, il en irait de même. Petit tour d’horizon de la question…

 

En effet, si les conditions et les circonstances qui ont permis l’arrivée d’homo sapiens furent suffisamment périlleuses et complexes sur Terre, pourquoi donc ailleurs, dans le même panel de conditions infractives potentielles (le milieu), un autre type d’organismes aurait-il pu émerger ayant développé des facultés intellectuelles et technologiques supérieures aux nôtres ? Les probabilités d’un tel cas de figure sont a priori nulles, il ne pourrait s’agir que d’un état d’évolution inférieur, équivalent ou légèrement augmenté s’il s’agissait d’autres hominidés.

De plus, c’est le postulat même de « l’évolution darwinienne » induite par la TME générale que de proposer un registre ou une palette de variations « intransformables » dans l’absolu selon leur succès évolutif ou non dans l’espace et le temps expliquant les spécialisations anatomiques et comportementales ou le caractère inchangé de certains organismes : les gênes proposent, le milieu dispose.

En effet, comment pourrait-on envisager d’un point de vue purement mécanique et évolutionniste autre chose que ce que nous connaissons ou envisageons déjà, au même titre par exemple, qu’une main de bipède constituée autrement qu’avec cinq doigts, même si l’évolution « transformative » poursuit parfois des tests et des essais qu’elle peut abandonner par la suite.

C’est ce que nous montre l’exemple concernant l’évolution parallèle et en partie commune (la convergence évolutive), ayant engendré les mêmes structures morphologiques générales entre les mammifères et les marsupiaux, hormis leur mode de gestation objet même de leur différenciation. C’est d’ailleurs cette même raison, qui en partie, a permis un meilleur développement du cerveau chez les placentaires en raison de la forme ovoïde de l’espace de gestation du fœtus beaucoup plus spacieuse que l’étroitesse poche de gestation chez les marsupiaux.

Par conséquent, et selon ces mêmes contraintes associés aux différents et uniques types de milieux propices à la vie, on ne pourrait découvrir au mieux, si tel est le cas, qu’une planète habitée par des formes de vie similaires à celles que nous connaissons, ou, dans un état d’évolution propre à celui que nous avons déjà supputé par le passé sur Terre (les dinosaures par exemple), que nous observons déjà en ce moment ou que nous pourrions imaginer à plus ou moins long terme selon les logiques inhérentes aux lois de l’évolution : idem pour les hominidés.

Enfin et surtout, notons qu’au regard de la classification périodique, le cerveau humain figure pour l’instant comme le point de concentration ultime de la plus grande variété de matière (cf. Albert Jacquard). C’est à ce titre qu’il autorise et permet le retour sur eux-mêmes des deux Principes majeurs (la TME générale et l’ENE). Ainsi et hormis les hominidés actuels, il ne peut exister d’autres matières et d’autres êtres fondamentalement différents que ceux que nous connaissons ou ceux que nous inventerions ou ferions exister par le biais de notre pouvoir de transformation et de nomination.

Peut-on s’affranchir de l’oxygène, peut-on s’affranchir de l’eau ? Impossible ! De ce fait, aucun autre genre ne pourra prendre le pas sur ce qui détermine et permet l’existence d’organismes aussi évolués que ceux que nous connaissons déjà, au premier rang desquels l’espèce humaine.

Elran Valceka

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