L’ENE : l’ultime axiome de l’ultra physique

Le langage exhausteur de l’ENE

Est-ce que l’existence existerait si l’Homme n’avait jamais existé ?

L’intérêt de cette question ou le problème qu’elle soulève correspond déjà au propre fait de pouvoir se la poser. En effet, comment imaginer l’idée de l’inexistence sans considérer que nous puissions justement à cet instant nous poser cette question parce que nous existons ? Cette question est parfaitement légitime, pourtant on perçoit comme une incohérence ou une sorte de malaise en faisant l’effort d’y penser étant donné notre « parfaite » existence et notre parfaite conscience de l’existence. Comment imaginer de ce fait la disparition absolue de l’existence sans notre existence ? L’inexistence de l’existence est impossible sans notre existence.

Nous pouvons ainsi nous poser la même question pour toutes les choses de l’Univers. Comment des organismes ou tout ce qui conditionne l’Univers et les choses pourraient-ils être là sans notre présence ? Autrement dit sans notre faculté à pouvoir les décrire et les identifier comme tel ?

A ce stade de notre questionnement nous ressentons une sorte de rapport particulier entre la notion d’intelligence-langage et cette probable « force ultime» génératrice du Système.

Nous avons vu que l’esprias anthropique, en raison de son intelligence et de son langage hors du commun, arrivait à conceptualiser les choses contrairement aux autres esprias de la TME organique. Il semblerait que les choses existent à travers une intelligence et un langage qui est le propre de l’homme, révélant progressivement un étrange phénomène. En effet, étant donné que nous savons que les choses existent ou qu’elles ont existé, on peut supposer qu’elles auraient existé ou existeraient même si l’homme n’avait point existé. On peut aussi fort logiquement supposer que même jadis tout et rien existât et n’existât pas simultanément. Cette simultanéité entre les deux états semble correspondre à quelque chose de physique au-delà de son inconcevabilité présumée. En tout état de cause, cela reviendrait à se demander si ce qui n’a pas de nom pourrait exister.

Ainsi, est-ce que quelque chose peut exister de manière uniquement intrinsèque ? C’est-à-dire juste de part et en lui même ? Il semblerait une nouvelle fois malgré tous les efforts demandés à notre imagination et à notre entendement que tous les objets existent parce qu’on les nomme sans nous en apercevoir, parce que cette action semble « mécaniquement » automatique. Comme si on essayait de vider une bouteille en plastique de son air sans que ces parois ne se rapprochent simultanément, ou alors que nous tentions de créer un fichier informatique sans lui donner de nom (même dossier sans nom est un nom) et aucun fichier informatique n’existe sans nom. Donc quelque chose n’existe que parce qu’il est nommé et conceptualisé. Il semblerait exister un lien entre la conceptualisation anthropique de l’Univers et l’Existence même.

Un corollaire existe à cette inéluctable contrainte : l’existence de termes pour nommer ce que l’on ne peut encore décrire ou déterminer avec précision, exemple : un truc. Mais ce truc existe parce que c’est d’abord un truc. Autrement dit, il en va de même pour tout l’absolu. Inversement, on peut se demander si une des choses que nous pouvons voir autour de nous en ce moment ne peut pas être nommée ? Il semble que non. Tout est nommable parce qu’intrinsèquement et simultanément nommable.

Ce principe ultime semble se rapprocher de plus en plus de nous à ce stade de notre recherche, tout autant qu’un murmure de matière insufflant chaque chose naissante à travers les mots et les connexions cérébrales anthropiques.

Ne nous murmure-t-il pas quelque part, que si l’homme n’avait jamais été, une fleur n’aurait jamais été une fleur par exemple ? Oui par ce qu’on la nomme maintenant et non par ce qu’on serait absent pour la rendre tangible en tant que telle.

Est-ce qu’une planète serait une planète sans notre existence ? Oui, par ce qu’on la nomme maintenant et non, par ce qu’on serait absent pour la conceptualiser en tant que telle. Même « rien » existerait et n’existerait pas simultanément. Donc tout ce qui existe n’existerait qu’à travers l’humanité et son évolution vers la conceptualisation des choses et d’elle même.

En partant de tout ceci, poursuivons notre réflexion et demandons-nous dans ce cas si quelque chose que nous n’avons jamais découvert peut exister ? La réponse est ambivalente puisqu’on vient de le nommer « quelque chose ». Donc, ce quelque chose existe et n’existe pas dans l’absolu, même s’il existera différemment au moment où nous le découvrirons plus en détail. A partir du moment où l’homme existe, nous pouvons imaginer quelque chose qui n’existe pas physiquement ou réellement, mais rien n’existe pas. Qu’est ce que rien ? C’est l’absence potentielle de quelque chose conformément au rejet du vide par le Système. C’est en ce sens que la capacité à pouvoir penser les choses reste incompatible avec l’idée d’un néant absolu et si tout ce qu’on n’a pas découvert n’existe toujours pas, c’est parce que l’application de ce « tout » dans la TME est nulle ou inexistante.

Demandons-nous si une planète existerait si nous n’étions pas là ? Si la réponse est non alors c’est l’Homme qui de part et en lui-même ferait tout exister selon un principe déterminant. Si la réponse est oui, alors de quoi s’agirait-il ? Une planète ? Une planète serait une planète sans que l’on existe ? Impossible. Nous ne serions pas là pour la nommer. De quoi s’agirait-il dans ce cas ? Un truc, un bidule, une chose, autant de concepts humains en définitive, donc le résultat resterait identique. Alors qu’y aurait-il ? Rien ? Mais « rien », n’est aussi qu’un concept anthropique. C’est à partir de cet instant que le piège de toutes ces étranges questions est en train de se refermer.

Si nous continuons sur ce chemin on peut sentir que ne disparaît que ce qui peut disparaître, c’est-à-dire ce qui existe à travers des connexions cérébrales anthropiques siège de la conceptualisation du monde. Par conséquent, les choses disparaîtront si l’Homme disparaît et en même temps ne disparaîtront pas puisque cette notion même de disparition dépend de son entendement par le langage. Tout est comme en circuit fermé. Tout et rien n’existent qu’à travers le langage. Sans langage tout et rien s’annulent momentanément le temps que le langage resurgisse. Donc finalement dans l’absolu, l’existence existe et en même temps n’existe pas. C’est la frontière de l’entendement et là où surgit d’un seul coup ce Principe ultime tel un flash inéluctable et infini. Ce Principe équivaut à l’idée que les choses existent et simultanément n’existent pas, c’est à dire en même temps. Ainsi ce Principe rejette l’idée de temps et de moment de par son originalité même.

L’émergence révélée de l’ENE

 

Nous sommes arrivés au bout de notre chemin. Si le cerveau humain est à la fois ici pour s’imaginer qu’il fait exister les choses et que son absence totale aurait l’effet inverse, cela sous-entendrait de manière logique et indubitable que simultanément, les choses existent et n’existent pas physiquement, chimiquement et biologiquement parlant. Si demain l’homme disparaissait il en serait tout autant : en disparaissant, l’Homme ne disparaitrait nullement simultanément ! C’est derrière cette logique des plus improbables que se cache le Principe générateur du Système s’induisant de lui-même, par lui-même et en lui-même. Ce Principe est ici dénommé l’ENE comme l’Existence Non Existence, puisque tout ce qui existe possède forcément un nom (au masculin si on nomme le Principe et au féminin si on utilise son nom).

Sans l’homme, aucune Interprétation-Conceptualisation Retournée (ICR) ne permettrait l’existence absolue et achevée via un Langage Inductif Proactif Absolu L.I.P.A contrairement au langage des animaux dont la proactivité inductive absolue est incomplète et ne permet pas une ICR et donc la perception de L’ENE. Chez les animaux, l’ENE est présente mais non perçue. Donc ICR = LIPA = L’ENE = l’HOMME.

Les animaux perçoivent seulement et les hommes conçoivent les choses, c’est-à-dire qu’ils les nomment et par voie de conséquence les font exister. Cela parait fou, mais c’est exactement la réalité.

De ce fait, si l’homme n’avait jamais été là, rien n’existerait. Or, comme nous sommes ici malgré tout, cela signifie logiquement, que simultanément, nous sommes là et qu’en même temps nous ne sommes pas là. Ce Principe ultime est la clé de voûte du système. Cette « force », bien que d’apparence absconse et inconcevable à nos sens, possède autant de vertus que toutes les autres forces connues. Quel serait d’ailleurs le sens de toutes les autres forces sans l’existence d’une « force » émettrice globale ?

Pourtant, il s’agit bien du Principe qui avec la TME régit et conditionne toutes les autres lois et ce que nous sommes. Ce Principe équivaut au principe de la dénomination de l’existence des choses concomitamment à l’existence de la dénomination de ces choses par l’Esprias anthropique impliquant simultanément le retour sur lui-même du Principe émetteur Existence Non Existence.

Le langage détermine l’existence absolue. Les choses disparaîtront si l’homme disparaît et en même temps ne disparaîtront pas puisque cette notion dépend aussi de sa conceptualisation par l’Homme. Le sens absolu des choses est que l’existence existe et simultanément n’existe pas : entendement généré par le trinôme l’ENE+TME+Esprias anthropique, soit le Système général.

Voici désormais expliqué et identifié ce Principe ultime émanateur, qui associé à la TME, conditionne toutes les autres lois et forces connues. C’est d’une certaine manière ce principe auquel font allusion les croyances religieuses anthropiques sous les appellations les plus diverses et les plus exotiques ; ceci est un détail, mais il permet de comprendre comme indiqué en introduction, quels sont les niveaux de rapprochement des systèmes de pensées anthropiques et leurs équivalences naturelles automatiques (historiques) et Physiques.

Nous venons de trouver le trio fonctionnel ou l’articulation du Système général à travers l’existence de la TME, de l’Esprias et l’ENE, mais la raison principale nous échappe toujours, pourquoi ?

 

Quel est l’objectif de l’ENE ou du Système ?

 

Il va de soi, cela saute aux yeux, que le Système, tel un compositeur acharné devant sa partition fourmillante d’objets, de notes, de temps, de silences et autres objets célestes, recherche une forme d’harmonie éternelle plus que toute autre chose, par le truchement d’un fruit intercesseur en lieu et place de l’Homme. Cet aboutissement inachevé presque archaïque, vu le chemin restant à parcourir vers d’autres systèmes solaires, n’en reste pas moins jusqu’à présent, la parfaite et unique démonstration qu’elle nous autorise à vérifier afin d’en parachever l’éternelle symphonie.

Ceci nous contraint à penser que l’ENE cherche à asseoir une forme d’éternité effective, c’est-à-dire réelle, par le biais de la maîtrise de la TME infractive par l’esprias anthropique : l’Homme. C’est curieusement le même leitmotiv (version mystique) invoqué par les religions de types monothéistes. L’objectif recherché par l’ENE serait-il l’éternité absolue ? Mais n’est-elle pas déjà assez puissante pour cela ? Non puisqu’elle est handicapée, elle ne sait rien transformer !

De ce fait, il va de soi que toutes les actions de l’Homme qui aboutissent ou aboutiront d’une manière ou d’une autre à la destruction de ce dessein magistral de l’ENE et dont l’homme n’est que l’unique moyen, doivent être proscrites, prohibées, interdites voire annihilés. De ce fait, la logique absolue correspond au rapport TME + l’ENE. Ainsi, lorsque l’on dit de quelque chose que c’est logique, on accepte le résultat de l’expérience comme déjà  inconsciemment confirmé et validé par le binôme général, et inversement, si la chose est illogique.

 

Ainsi, si des opérations mathématiques, des équations, des expériences scientifiques, peuvent être réalisées et résolues au regard de plusieurs types de logiques (logiques relatives ou prospectives scientifiques), il n’en demeure pas moins que leur pertinence et leur validité seront approuvées ou désapprouvées qu’au seul regard de la logique de l’objectif recherché par le binôme TME+l’ENE, et ce, tout aussi clairement et  impitoyablement qu’un corps en décomposition ou qu’une comète s’écrasant sur une planète déserte ou habitée en trois ou quatre dimensions.

Tout d’abord, l’ENE a pour raison de tout entendre. Ceci implique, selon sa définition, qu’elle permet dans l’absolu de permettre et d’accepter l’existence et l’inexistence d’une même chose ou d’un même principe simultanément.

Par conséquent, l’ENE s’exprime à la fois dans l’existence, à travers les sensations et les perceptions de la matière et de l’énergie, et dans l’inexistence, à travers l’intuition et les perceptions de l’antimatière, l’anti-énergie et de l’anti-espace- temps.

Par ailleurs, le plus intéressant est qu’il semblerait qu’elle n’est pas entière force de gouvernance au sujet de certaines forces induites par la TME. Ce qui pourrait expliquer l’asymétrie quantitative de l’antimatière au sein du Système dans les calculs dernièrement effectués. Ce déséquilibre serait contrebalancé par la prégnance de la TME. Ainsi, l’ENE ne conditionnerait pas d’opposés aux forces comme la gravité ou le principe d’équivalence. Cette force laissée à la charge de la TME induirait ainsi un équilibre parfait ou idéal. On peut aussi dire que l’ENE produit les choses mais ne génère pas de forces, il existerait de l’antimatière mais pas d’anti-force, c’est ce que l’on observe dans l’étude des particules de spin à l’intérieur des particules élémentaires.

Il n’existerait pas d’anti-gravité ou d’anti-principe d’équivalence bien que ces forces soient aussi induites par l’ENE à travers l’esprias anthropique. Cela semble logique car si la TME était déséquilibrée dans ses propres fondements l’ENE n’aurait pas d’existence propre à travers nous. En effet, comment imaginer le Système ou l’Univers sans gravité ou principe d’équivalence ? Cela est totalement impossible et même quasiment inconcevable. On peut légitimement et vraisemblablement conclure que l’ENE autorise uniquement de l’antimatière et de l’anti espace-temps.

Ceci est très curieux, car c’est à ces deux niveaux d’étude et d’expérimentation que se situent les recherches actuelles en propulsions interstellaires de nouvelle génération.

Pour schématiser, l’ENE est un magicien ou une magicienne handicapé(e) doté(e) d’une caisse à outils magiques qui travaillent de concert sans jamais s’arrêter. L’ENE engendre la TME mais ne l’affecte pas directement, elle ne l’affecte qu’indirectement dans des cas particuliers dit de  courts-circuits. Ce schéma général aurait donc pour seul objectif sa pérennité la plus pure, c’est-à-dire : l’infini.

Elran Valceka

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Extrait des trois clés de l’univers