La TME générale : un cadre standard et universel du Système « Univers-vie »

Qu’est ce que la vie et comment se forme-t-elle ? D’où provient l’Univers et comment fonctionne-t-il ? Quelles sont les forces génératrices ultimes ordonnant un schéma directeur absolu et si son existence est admissible, quel en est l’objectif ? Quel sera le destin de l’humanité et du Système qui l’a vu naitre, si ce n’est l’inverse ? Autrement-dit, qui ou quoi est « Dieu » et comment et pourquoi ça fonctionne ? Telles sont les questions les plus énigmatiques auxquelles les Hommes tentent désespérément de répondre.

Parmi toutes les réponses connues à ce jour, nous savons que les humains ont adopté plusieurs croyances selon les cultures et les époques pour tenter d’expliquer le sens et le fonctionnement du monde. Au fur et à mesure des progrès des civilisations, c’est la Science qui a pris le relais pour essayer de trouver des réponses plus tangibles en devenant par la force des choses, l’expression la plus reconnue et la plus consensuelle de la vérité physique et observable. Forte de ses postulats et méthodologies s’appuyant sur l’observation, la logique, l’expérimentation, la démonstration, la prédiction et les applications, elle a œuvré et œuvre encore tant bien que mal à la recherche de ces dernières réponses tant convoitées. Toutefois, malgré sa toute puissance, la Science reste bien incapable d’un résultat probant pour expliquer le fonctionnement général de l’Univers. Toutes ses propositions en la matière restent éparses et incomplètes, que ce soit dans le cadre de recherches fondamentales ou appliquées, avec dans certains cas, une trame métaphysique ou politico-religieuse implicite ou explicite. Au mieux, certaines théories scientifiques de la physique actuelle tentent d’expliquer le fonctionnement de l’Univers en tant qu’objet plus ou moins bien défini, mais sans permettre de cerner un fonctionnement général définitif clair et limpide. Il faut bien imaginer par exemple, que le « Big Bang » provienne de quelque chose. Or, ce concept est toujours invoqué comme origine absolue de l’Univers depuis sa publication en 1950  par le physicien britannique Fred Hoyle. Régulièrement, divers magazines de vulgarisation scientifique publient les dernières avancées en la matière, mais en creusant un peu, on s’aperçoit que les réponses sont toujours les mêmes et si l’on interroge quelqu’un au hasard dans notre entourage, les types de points de vue sont souvent identiques : soit il y a un dieu, soit il y a une force, ou  soit c’est le Big Bang ! Fondamentalement, nous sommes donc toujours à l’âge de pierre dans ce domaine.

De ce fait, si malgré toutes les recherches actuelles, aucune solution n’a définitivement convaincu l’ensemble de la communauté scientifique et l’humanité, c’est que la réponse à ces questions doit surement provenir de la faculté humaine à comprendre dans son ensemble, au-delà des œillères corporatistes, tout ce qui détermine et conditionne les choses par un sens de l’observation et une logique des plus intraitables. Or, la complexe simplicité de la réponse provient aussi, en partie, de la fâcheuse tendance des Hommes à faire compliqué lorsqu’il peuvent faire simple. Par ailleurs, s’il avait été si facile d’y répondre, plus rien n’aurait vraisemblablement de sens ; si ce n’est déjà le cas. En effet, si les Hommes avaient déjà compris la signification de l’immensité de l’objectif qui les attendait dès le début de leur apprentissage des choses, cela aurait sans doute eu pour conséquence de les faire renoncer à tout depuis longtemps. Les religions ont justement eu pour rôle de combler ce vide en apportant des réponses transitoires suffisantes pour permettre à homo sapiens de s’organiser et de continuer un processus évolutionniste démesuré enclenché à travers lui jusqu’à nos jours ; et tout ceci, au-delà des contradictions auxquelles il s’est retrouvé confronté en raison de sa singulière faculté de conscientisation du monde.

Aussi, tout ce sur quoi nous pouvons nous appuyer pour proposer une réponse reconnue universellement valide, c’est que tout mécanisme ou système quel qu’il soit, est bien induit par des forces ou des lois. La logique nous incite forcément à penser de même pour l’origine même d’un Système « Vie-Univers », et vu sa perfection relative, comment pourrait-il en être autrement ? Relative, car sa perfection resterait aussi dépendante du succès évolutif ou non de l’espèce humaine (disparition ou survie au delà des étoiles).

En tout état de cause, la progression anthropique globale (anatomique, sociale, intellectuelle et technologique) est actuellement perçue comme un dû tant la domination des hominidés est à son comble. Or, cette progression est d’abord le produit d’un système dont les commanditaires intraitables et infatigables sont comme des forces muettes et détachées : chef d’orchestre invisible et pourtant visible à travers le vivant et bien au-delà. Cette progression anthropique n’est que la continuité d’un processus général interdépendant, dont le dessein n’est généralement trop souvent associé qu’aux seuls désirs de l’Homme. Ainsi, l’Homme n’est que le moyen et non la fin de cette «volonté générale ou Système». Alors de quelle manière s’articule la marche de cet ordonnancement dans son entier, au sein duquel, l’Homme est devenu un acteur et un intercesseur de premier plan, et non la vedette,  l’humilité aidant à survivre ?

Seule la logique, c’est-à-dire la force engendrant la puissance de la vérité quelle qu’elle soit, par l’expérience et l’observation scientifique, constitue l’unique postulat et chemin de cette quête.

Pour cette raison, nous devons penser qu’il en va de même pour l’existence de Principes clés et absolus tout aussi logiques et concomitants au Système : une organisation véritable et optimale des phénomènes selon une hiérarchie tout aussi logique de forces implacables, constructives ou destructrices, et en partie déjà maîtrisées par l’Homme.

Voici exposé le résultat de plusieurs années de recherche discontinues et les réponses à ces interrogations les plus controversées en apportant une explication rationnelle de ce que l’on nomme communément l’univers ou l’existence, c’est-à-dire ce qui conditionne l’entendement : l’opportune faculté d’un cerveau humain à saisir les rouages engendrant à la fois l’existence de la Physique et la physique de l’Existence (ce qui rend l’existence possible). Pour ce faire, il conviendra de regrouper toutes les lois actuelles de la physique, de la chimie et de la biologie au sein d’un premier Principe majeur ordonnant notre univers et notre environnement plus ou moins identifié et défini comme le milieu empirique connu et maitrisable.

Puis, on montrera l’existence d’un nouveau concept fondamental ayant amené les organismes dont l’homme à devenir à la fois acteur et spectateur du Système : un « Principe-objet » novateur et déterminant au cœur du système de transformation de la matière et de l’énergie. Enfin, on pourra entrevoir les seules variantes et combinaisons permettant de construire et de proposer une réponse générale définitive et incontestable révélant le troisième Principe majeur, générant de fait, avec les deux autres Principes, le Système « Vie-Univers », selon cette même logique qui commande aux événements et selon son désir même.

Entendons ici le terme « Système » comme à la fois ce qui a fait naître et fait exister ce même Système « Vie-Univers », tout en faisant ainsi qu’il émane de lui-même. Nous allons voir que ce Système est composé de ces trois clés (ou principes majeurs) agissant en commun pour faire exister et conditionner toute chose. Pour pouvoir les comprendre, il est plus simple de les observer une par une avant de les imaginer et de les concevoir ensemble.

De manière métaphorique, la première clé est comme une boite à outils « orpheline » chargée d’engendrer la transformation de la matière et de l’énergie. Son pouvoir réside exclusivement dans cette obligation de devoir et de pouvoir permettre sans cesse et universellement la transformation de toutes choses. Elle ne sait rien faire d’autre. Ce principe-clé s’inscrit dans la lignée de la loi de la conservation des masses d’Antoine de Lavoisier (rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme), mais dans une acceptation plus déterminante et plus omnisciente, car elle conditionne toutes les autres lois de la physique, de la chimie et de la biologie (gravitation, forces nucléaires, électromagnétisme, évolution générale etc.) qui au final ne relèvent que d’un même et seul principe mère : la  transformation.

La deuxième clé est un fruit intercesseur issu de la première clé. Il s’agit d’un programme unique de transformation augmentée de la matière et de l’énergie présent dans tout organisme vivant (eucaryotes et procaryotes) et dont l’Homme représente la quintessence même.

La troisième clé s’apparente, quant à elle, à un magicien « handicapé » dépourvu de boite à outils, ne sachant strictement rien transformer et dont le pouvoir réside uniquement dans la capacité à proposer un rapport d’existence non-existence simultané. Ce Principe ultime est en partie concomitant de l’émergence progressive de la deuxième et de la première clé. La particularité de ce Principe ultime, dont nous montrerons l’existence, est telle, que plus rien n’autorise l’existence d’un autre Principe à l’origine même de sa propre existence. Ceci explique notamment la myriade de tous ces débats stériles sur l’existence de quelque chose derrière, autour de, avant ou après l’Univers et d’un prétendu « Big bang ». Cela n’a tellement aucun sens qu’on ne peut l’exprimer correctement et encore moins le concevoir et l’imaginer concrètement.

Ces trois clés s’auto-induisent mutuellement et simultanément et conditionnent le Système en circuit fermé. Il est a priori  impossible de définir un ordre d’importance ou une hiérarchie entre ces trois clés en raison de leur interaction continue. On peut toutefois imaginer plusieurs scénarios ou schémas de compréhension hiérarchique. En réalité, chacun des trois Principes-clés peut aussi bien être considéré comme le plus puissant tellement leur puissance est démesurée, dans ce cas, l’ordre choisi ou le point vu est parfaitement relatif et optionnel. L’origine de ces trois « Principes-clés » leur est propre, aucune autre force ne les détermine. Pour améliorer la compréhension, le terme « Principe » pourra se substituer au terme « clé ».  Chacune d’entre elles possède son propre nom : La TME, l’Esprias et L’ENE.

 

Le Système Vie-Univers est le fruit de ces trois principes majeurs qui s’auto-induisent mutuellement et continuellement.

 

– Le premier est la TME : la transformation de la matière et de l’énergie perpétuelle et omnisciente.

 

– Le second est le Principe-objet Esprias : un programme de transformation de la matière et de l’énergie dont l’homme est l’aboutissement absolu.

 

– Le troisième Principe est l’existence non existence : c’est ce principe qui à travers l’Humain autorise l’existence et la non existence des choses de façon simultanée.

 

Ces trois principes recherchent à créer une stabilité et un optimum de transformation de la matière et de l’énergie (à travers l’humain), dont l’objectif final, est la survie réitérée sur un maximum d’objets célestes, permettant d’engendrer un Principe d’éternité par « sauts de puces interstellaires ». Cet objectif anthropique est aussi et d’abord l’objectif des deux autres Principes par voie de conséquence et a priori celui de l’ENE avant toute chose.

Un regard neuf est une constante primordiale pour arriver à lire et à comprendre notre rôle et notre fonction de par et dans le Système. Le monde qui nous entoure est à la fois ce qu’il est, ce qu’il est à travers nous et ce que nous sommes à travers lui : un échange simultané et permanent, intrinsèque et extrinsèque. L’Univers ne peut être dissocié de notre regard et donc de notre organisme, défini, à ce titre, comme le plus évolué. Cela implique que le Système soit d’émanation anthropique au sens large. Ce pouvoir cognitif est le résultat d’un aboutissement évolutionniste engendrée par la TME générale regroupant et conditionnant toutes les autres forces connues.

Pourquoi le principe de l’évolution aurait en effet démultiplié les voies de l’évolution si ce n’est pour arriver le plus rapidement possible à la forme la plus optimale autorisant un retour cognitif parfait sur le Système qui l’a de la même manière engendré ?

Tout se déroule comme si tout à coup, le Système avait appuyé sur un bouton « ok » et qu’il se disait : « le retour sur investissement est en passe d’être réussi ». Mais quelle est la signification de cet investissement ? Autrement dit, qu’apporte ou qu’apporterait l’Humain au Système ? Cette réponse semble résider dans le sens du Système lui-même. Appréhender et comprendre le sens du troisième Principe ultime reviendrait à comprendre la raison de notre existence puisqu’il semble parfaitement clair et limpide que le Système ait cherché l’excellence plutôt que la médiocrité à travers les expériences de l’évolution l’ayant conduit à la fois jusque nous et jusque lui, concomitamment et simultanément.

Tous les néologismes et concepts présents dans cet ouvrage sont les fruits de l’observation logique des phénomènes devenus indispensables pour permettre la compréhension de l’Univers : ils sont devenus l’Univers par leur seule force. En ce sens, il s’agira ici moins de démontrer que de montrer ce qui a priori n’a pas encore été vu.

Cette première clé est tout simplement issue de la loi de Lavoisier. En effet, à travers sa découverte de la conservation de la masse dans les transformations chimiques, Antoine de Lavoisier a davantage mis en avant le caractère transformatif de la masse plutôt que sa non disparition, en l’espèce : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

C’est la puissance colossale de cette « transformation universelle » en filigrane de la loi de Lavoisier qui sous-tend en réalité l’existence d’une Force magistrale de transformation inhérente à toute chose. Ainsi, au delà de la conservation de la masse, c’est aussi et surtout ce principe de transformation perpétuelle qui est mis en exergue.

Ainsi, par la force de sa constatation, fruit d’un travail novateur ayant contribué à faire de lui le père de la chimie moderne au 18ème siècle, Antoine de Lavoisier insiste sur l’omnipotence de la transformation en l’élevant, sans le savoir, au rang de premier Principe de l’univers.

En effet, l’intemporalité, l’automaticité et la continuité infinie de ce principe de transformation et son caractère  indomptable et absolu, en fait un « Principe clé » et non plus une énième loi parmi tant d’autres : c’est la Transformation de la Matière et de l’Energie ou plus simplement : la TME. Ainsi, de par sa puissance génératrice, la TME englobe et intègre de fait, comme une organisation en poupées russes, toutes les autres lois actuellement connues puisque toutes les lois de la physique, de la chimie et de la biologie relèvent constamment d’une transformation. C’est à ce titre qu’elle apparait comme un Principe majeur. Antoine de Lavoisier a en réalité découvert l’un des trois Principes majeurs du Système. Cependant, nous allons voir que la TME, malgré sa puissance, reste dépendante d’un autre Principe. Mais pour quelle raison, vue l’omniscience de son pouvoir ? L’omniscience de son pouvoir s’arrête justement à l’étendue même de l’opportunité de son existence, dont elle n’a pas force de chose. C’est cette constatation qui nous autorise du même coup à penser qu’il existe un autre principe à l’origine de l’existence de la TME, car qu’est ce qui l’autoriserait dans le cas contraire ?

La TME est un Principe travaillant de concert et sous l’égide du Principe ultime émanateur, en relation étroite avec le cerveau humain. Tout se transforme indubitablement et sans discontinuité ; rien ne disparait, rien ne survient, tout se transforme. Cette constatation limpide et logique permet dans l’absolu de déterminer l’évolution générale de toute chose. Constatation faite, observons de plus près comment s’organise cette TME, appelée aussi, TME générale.

 

Infractif et Proactif : les deux modes de transformation de la TME (hiérarchisation et combinaisons)

 

Au-delà de l’immensité « relative » de ses combinaisons générées par les différentes lois de la physique, on observe que la TME générale est extrêmement bien organisée ce qui renforce et confirme son rôle majeur dans le Système. La TME générale se caractérise en effet par deux modes de transformation remarquables : une capacité de transformation dite infractive (néologisme) et une capacité de transformation dite proactive.

 

La TME Infractive

 

La TME infractive correspond à un mode « primitif » ou « passif » de transformation régi par les lois inhérentes à la TME générale (gravitation, forces nucléaires, électromagnétisme, électrodynamique etc.) sans aucune volonté particulière intrinsèque identifiable et identifiée comme telle. Voici quelques exemples de transformations infractives : une éruption volcanique, la gravité et ses effets, les rayons du soleil et sa lumière, la pluie ou les mouvements d’oscillation de l’axe de rotation de la Terre de 23 degrés à l’origine des saisons. De ce fait, ce mode infractif possède une envergure et une puissance de transformation spatio-temporelle supérieure au mode proactif.

 

La TME Proactive

 

Ce mode proactif de la TME générale est mû par un vecteur de transformation, ou intercesseur, induit par l’existence d’un Esprias « programme déclencheur » de la transformation proactive. Il s’agit d’un programme de transformation de la matière et de l’énergie autonome émanant d’organismes vivants dotés d’un code génétique (ex : un arbre, un chien, une fourmi, un poisson, une plante, un oiseau, un dinosaure, une bactérie, un virus, un champignon, l’Homme, etc.) Tous les organismes vivants dans leur totalité sans exception sont des vecteurs de la TME proactive. L’ARN et l’ADN sont des formes primitives d’esprias (proto-esprias) qui, par combinaison, ont engendré des esprias complexes, dit évolués. A l’origine de ces proto-esprias se trouvent les acides aminés qui, au contact de certains éléments infractifs et conditions énergétiques propices déterminent l’émergence de ces proto-esprias.

Emanant d’abord de la TME générale (infractif et proactif confondu), le degré et la qualité de pouvoir de la TME proactive développés par une espèce organique donnée, peut ou pourra aussi être qualifié d’infractive selon l’impact généré au sein du Système et l’objectif recherché par ce dernier, c’est ce qu’on peut appeler l’équivalence infractive. Cette équivalence  infractive est dans ce cas, déterminée, soit par les effets chimiques et organiques émanant directement de certains organismes et/ou, soit par leurs artefacts technologiques et leurs conséquences (cf l’Homme). Cette équivalence infractive autorise ainsi un processus transformatif proche ou similaire à la puissance infractive classique ou primitive. Par exemple, l’oxygène produit par les déchets des bactéries il y a 4 milliards d’années a permis l’émergence d’une atmosphère terrestre viable pour les futurs organismes ; ou alors, la puissance dévastatrice d’une bombe nucléaire à équivalence infractive d’origine anthropique, par « maîtrise » du principe méga-infractif de fission nucléaire (E=mc²).

 

Exemples de transformations infractives et proactives combinées et proposition d’échelle de notation

 

Ces deux modes de la TME générale peuvent être requalifiés selon leur degré d’efficacité au regard de l’objectif recherché par le Système. On peut donc qualifier une transformation en degré d’infractivité et/ou en degré de proactivité selon son impact sur le principe d’éternité recherché par la troisième clé par une graduation de 0 à 10 par exemple. Une bombe nucléaire qui explose représente une transformation d’origine proactive à équivalence et à incidence infractive. Proposition de graduation : 0,5 en infractivité et 4 en proactivité, car aucun autre organisme ne peut en faire autant. En comparaison, on pourrait noter un trou noir super massif de 9,5 en infractivité et 0 en proactivité et une méga éruption volcanique de 1,5 en infractivité et 0 proactivité. Si par ailleurs, l’Homme arrivait à construire un système de propulsion interstellaire proche de la vitesse de la lumière (1/3) cela pourrait donner 1 en infractif et 8 en proactivité.

Si les hommes n’ont toujours pas disparu lors d’une 3ème guerre mondiale thermonucléaire c’est justement que la transformation induite serait trop fortement infractive (d’où le principe de guerre froide). Un robot roulant sur le sol martien et perforant son sol relève d’une transformation proactive à caractère « infractif symbolique » du fait de l’importance de sa présence dans l’espace. Par contre, ce robot ne peut nous protéger d’un astéroïde contrairement à un missile ou un laser : 1 en infractivité et 4,5 en proactivité. A contrario, la TME proactive mue par les dinosaures était insuffisante à leur propre survie car elle a été dominée par un mode infractif supérieur à elle (la sous-TME infractive de type cosmique et tellurique, par impact météorique – voir le tableau des sous types de TME) ; néanmoins, le résultat de leur transformation générale ayant en partie produit le pétrole, permet aujourd’hui aux Hommes d’envoyer  des fusées dans l’espace : 0,1 en proactivité et 0.1 en infractivité.

C’est ce que l’on peut appeler la réaction en chaine des modes de transformation par sous type d’équivalences infractives. On peut ainsi concevoir l’infractivité comme positive ou négative au regard de l’objectif recherché par le Système.

 

Les 5 sous-types de TME : Cosmique, tellurique, climatique, anthropique et organique

 

Ces deux modes principaux de transformation déterminent à leur tour 5 sous-types de TME qui peuvent être classés selon leur rôle et leur impact dans le Système. Cela nous permet de comprendre que lorsque le mode proactif devient ou « sera devenu » supérieur ou équivalent au mode infractif classique (la TME générale) ou le domptera, alors l’objectif du Système sera dans une certaine mesure définitivement et a priori atteint, « la porte des étoiles pourra s’ouvrir ».

On peut ainsi observer que la TME générale se décompose en 5 sous-TME parfaitement définissables qui se confrontent et/ou coexistent selon leurs qualité proactive et/ou infractive. Leur puissance absolue et leurs propriétés déterminent une hiérarchie organisée de la façon suivante : La TME cosmique (méga-infractive), la TME tellurique (macro-infractive), la TME climatique (infractive et désormais en partie proactive par effet rétroactif anthropique), la TME anthropique (proactive par excellence et à équivalence infractive la plus puissante du monde organique) ; cette qualité ayant d’ailleurs permis aux géologues de qualifier d’anthropocène la nouvelle ère géologique actuelle caractérisée par la puissance et la qualité de transformation des hominidés. Ce sous-type dépend bien évidemment du sous-type organique. La TME organique composée de la TME végétale, de la TME animale et de la micro TME (bactérienne, proactive voir infractive en raison de certains rôles climatiques majeur joués par le passé et encore aujourd’hui ex : le krill, les bactéries, les végétaux) + champions, virus, et organismes uni cellulaires.

 

Schéma des modes infractifs et proactifs et sous-types de la TME Générale

 

 

Cosmique, tellurique, climatique, anthropique (robotique), organique (végétale, animale et micro-organique), sont les cinq sous-types de la TME générale caractérisés selon leur mode proactif et/ou infractif. Proactivité par transformation d’origine organique et organique car proactif, et, infractif du fait d’une transformation strictement non-organique et non-organique car strictement infractif. Ainsi, c’est la transformation proactive qui sous-tend l’opposition fondamentale entre biotique et abiotique et non l’inverse.

On s’aperçoit également que ces cinq sous-TME sont en interrelation permanente afin de maintenir et /ou définir leur position hiérarchique. Cette organisation établie, il est aisé de comprendre la nature des relations qui prévalent dans l’Univers : un jeu de positionnement sous l’égide de la TME générale et du Principe Ultime régissant ensemble tout le Système.

Cela nous permet de comprendre que lorsque la TME anthropique aura « approchée et/ou atteint » la première position hiérarchique au sein de la TME générale cela sonnera comme l’aboutissement de l’objectif recherché par le Système. Ceci étant, il reste encore un certain chemin à parcourir pour que ce dessein devienne réalité et l’objet de cet essai consiste avant toute chose à mettre l’accent sur cet inéluctable et nécessaire cheminement. Ceci explique le fait que l’on puisse dissocier le sous-type anthropique du sous-type organique alors qu’il en dépend.

Le concept du « cadavre» est un exemple permettant d’entrevoir l’omniprésence de la TME en lien avec le « principe-objet » Esprias au sein du Système. En effet, lorsqu’un organisme, un animal, un humain par exemple,  a atteint son seuil létal et ne peut donc plus transformer par lui même, il se passe que les bactéries présentes en son sein subissent potentiellement elles aussi le même sort (induisant un stress salvateur). Il s’ensuit qu’arrivé au terme de son dernier  « souffle » de vie (ayant permis à cet organisme de se comporter comme vecteur autonome de la TME), ce corps inanimé (mais non dépourvu de TME organique) est désormais festoyé, donc transformé à son tour par les bactéries hébergées en son sein lors de ce qu’on appelle la décomposition. Cette décomposition est un processus de transformation proactive organique bactérienne automatique induit par le principe de continuité de transformation induit par la TME générale. Cette force de survie aussi appelée « instinct de survie » par les biologistes ne procède que de la TME organique et se situe à l’intérieur d’un programme de transformation de la matière et de l’énergie propre aux organismes, dénommé Esprias, situé à l’intérieur du génome. Ainsi, en décomposant le corps, c’est-à-dire en assurant leur multiplication, et en optimisant leur survie malgré la mort de celle de leur hôte initial, les bactéries, grâce à leur propre esprias, tentent tout simplement de gagner du temps afin de ralentir leur probable disparition latente en cours, corrélée à celle de leur hôte et donc leur ultime faculté de se reproduire et de transformer à nouveau un jour dans des conditions optimales. Cet instinct de transformation ou instinct de survie n’est qu’une conséquence de la TME générale déclinée ici en TME organique (c’est-à-dire proactive). Elle n’en demeure pas moins une loi à son niveau biologique d’interprétation disciplinaire et hiérarchique au sein du Système. Ainsi, si un esprias de la TME organique de type charognard, une corneille ou un rat arrivait, grâce à l’odeur des gaz émis lors de la décomposition, à sentir la présence du corps en putréfaction et à s’en repaître, il offrirait à nouveau le toit et le gite à ces bactéries une fois transférées à l’intérieur de ce nouvel esprias hôte, leur permettant ainsi de transformer de nouveau dans des conditions de transformation recherchées. S’il s’était agi du dernier cadavre humain présent sur Terre, et selon cette même TME régissant l’Evolution générale Darwinienne, ces bactéries et leurs nouveaux hôtes auraient à nouveau les mêmes obligations et contraintes, finissant par engendrer, tôt ou tard, une créature bipède douée de raison. Ce schéma permettant de nouveau une tentative de retour sur lui même du Système à travers l’Homme. A cette fin, le Système ne cherche vraisemblablement que l’engendrement de l’Homme comme vecteur idéal de l’accomplissement de son objectif final. L’ensemble de ces lois mises bout à bout forme de ce fait une contrainte orientant inexorablement les esprias à transformer la matière et l’énergie dans le but de rester et non de disparaitre. En d’autres termes, dès qu’un organisme est stressé par les conditions du milieu c’est-à-dire par la TME infractive et/ou proactive (compétition intra et inter espèce décrite par Linné), il rentre automatiquement en mode de transmission d’urgence de ses gênes porteurs de TME proactive afin de faire perdurer cette qualité de transformation. Exemples : les fruits des arbres, la glycine ou les champignons Clostridium dificile qui se multiplient en cas de stress.

Inéluctablement, tout se transforme autour de nous, c’est-à-dire change d’état plus ou moins rapidement, selon les types d’objets inertes ou animés et les forces employées et/ou déployées. Un Astéroïde venant s’écraser sur la Terre il y a plusieurs milliards d’années sous l’effet de la gravité, de la déformation de l’espace-temps potentiel et de l’attraction des corps, n’est qu’une manifestation de la TME générale de type cosmique. L’éclosion d’une fleur ou le développement d’une larve d’insecte au sein de l’écorce d’un arbre sont tout autant du même ressort : tous issus du même processus de transformation que l’on peut qualifier de TME organique ou de végétale. Il n’y a que deux seules choses qui ne peuvent se transformer : la TME générale elle-même  et le Príncipe ultime. Ce sont les deux seules exceptions qui confirment l’omnipotente autorité de la transformation de la matière et de l’énergie.

Elran Valceka

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Extrait des trois clés de l’univers