Principe d’équivalence : les hommes pensent que la nature serait à géométrie variable !

La Science est elle en manque de concepts ?

Il est toujours plus facile de se moquer que de réfléchir et ou de proposer des solutions, c’est connu. Effectivement il faut de tout pour faire un monde parait-il. En attendant, qui peut donner une explication valable sur le fonctionnement et la raison exacte de l’existence du Système « univers-vie » ?

Question en suspend si chère à toutes nos idoles du passé, dont on se plait constamment à faire échos pour paraitre intelligents tels de parfaits perroquets ou VRP pour marchands de papier et/ou de sommeil, dépourvus d’humilité et/ou de respect. Ces célébrités de la science, que nous idolâtrons comme des « zombies » auraient honte si elles étaient encore vivantes.

Pour mieux s’approprier un monde vaut mieux en changer le nom….éther…espace temps… etc… les mots et la réalité spontanée ! Un enchevêtrement sans fin ! Oh la métaphysique ! : la pas belle… et l’intuition, la déduction, les expériences de pensée, qu’est ce donc ?

Et parlons un peu des mathématiques ! Un langage comme un autre, qui se veut lui aussi partisan de son interprétation de la réalité spontanée au gré des calculs, mais plutôt au gré des envies et des œillères. Et certains espèrent toujours s’en servir pour tenter de violer le principe d’équivalence ! Ils peuvent toujours rêver et survivre des subsides et autres subventions alloués en attendant : de vrais pickpockets en herbe !

 

Le Principe d’équivalence émane de l’ENE et est géré par la TME

A toute masse quelconque s’exerce une force identique et strictement impartiale selon le principe d’équivalence développé par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité générale et dépendant du principe omniscient de la TME générale. Ce principe concerne uniquement le principe de la masse et non la quantité de masse. Ce principe est un pont entre l’ENE et la TME tout comme le principe de l’espace-temps infractif et proactif en est le support anthropique.

En effet, le jeu des masses ne pourrait pas s’exprimer correctement (de manière optimale) si elles n’étaient pas « mises en concurrence ou activées» de manière équivalente et impartiale : comment imaginer un match de foot sans règles du jeu, donc sans règle de transformations !

Sans principe d’équivalence, rien ne permettrait de différencier les variantes intrinsèques de masse. Tout serait absolu et le temps ne pourrait jamais s’exprimer si les particules pouvaient s’exprimer à la fois par la gravité absolue et par leur énergie propre. Le principe d’équivalence permet indirectement de faire exister le temps auquel, à travers l’homme, la matière est suspendue. Ce principe d’équivalence s’exprime de manière impartiale sur la masse, si l’on prend un petit caillou de 100 gr et un très gros caillou de 1 kg ! (hors résistance de l’air), en les laissant tomber en même temps à distance égale du sol, ils arriveront en même temps par terre ; en même temps !  Dans le cas contraire cela signifierait que le Principe de la TME serait bafoué. Les masses les plus fortes s’attireraient inexorablement et avec elles la TME et donc tout le Système, ce qui est impossible et inconcevable. Toutes les expériences en cours tentant de faire plier ce principe et valider la théorie des cordes et autres théories farfelues n’y changeront rien. Le principe d’équivalence assujetti à la TME et à l’ENE est strictement inviolable.

Oh la métaphysique l’exécrable ! Malheureusement ou heureusement, les mathématiques et la physique auront toujours pour limite celle de la réalité spontanée cf le principe d’incertitude d’Heisenberg et corollaire du principe de transformation générale.

Est-ce les mathématiques ou les hommes qui sont aussi bornés qu’un buffle ? Il y a des limites à tout même en physique ! Et pour cause, Newton et la NASA étaient suffisamment réveillés pour nous envoyer sur la Lune. Comme quoi « l’espace temps » et son champ orthonormé à géométrie variable en fonction de la bouteille de vin a vraiment de beaux jours devant elle, surtout pour nous aider à déchiffrer l’organisation du Système.

Oh la métaphysique a de grands jours devant elle  ! surtout et plus encore : la géo-métaphysique et son décloisonnement des sciences. En l’espèce, Einstein était un physicien au service de la métaphysique que cela nous plaise ou non et c’est cela qui faisait et fait encore son charme.

Il cherchait autant des résultats que des grilles de lecture et de compréhension du monde et de la réalité par la pensée souvent ; et toutes les formes de pensées et de sciences sont utiles et nécessaires en cela. Ses multiples expériences de pensées en sont l’exemple même.

Ce que les sciences « dures » ou cloisonnées devrait on dire, répugnent par dessus tout, c’est l’idée que d’autres sciences décloisonnées soient capables de proposer des pistes et mêmes des solutions pour entrevoir l’architecture du monde par la pensée et la logique. Cette incapacité est leur talon d’Achille et leur jalousie un fondement de leur orgueil bien souvent démesuré.

L’espace-temps et la gravité serait une seule et même chose. C’est juste une décomposition du mécanisme de la TME générale (transformation de la matière et de l’énergie). Quant aux photons ils possèderaient une masse fantôme en lien avec le décohérence quantique tout comme il existerait une communication fantôme dans l’intrication quantique. Les photons sont déviés à la fois par la gravité et la transformation de l’espace temps (déformation est un mauvais terme car il n’y a pas de sens dans l’espace temps, d’où l’absurdité des représentations graphiques de courbes de déformation) du fait de cette masse fantôme.

D’après mes observations et mon modèle, ce que nous, les humains appelons le  » temps » n’est en fait que de la transformation, ni plus ni moins. Si nous avons l’impression que quelque chose « avance et passe » c’est par ce qu’un principe omniscient et omnipotent engendre de la transformation sans discontinuer.

Les hommes ont compartimenté cette transformation pour en faire un outil de mesure des cycles de cette même transformation ex : les astres, les saisons, les mois, les jours, les heures etc… On utilise ainsi cette même « force » ou « principe moteur » de la TME générale pour obtenir une précision extrême notamment grâce aux « rythmes transformatifs* nucléaires ultra réguliers » du césium : devenue notre horloge atomique.

Toutes les lois de la Physique n’appartiennent qu’à ce principe. Si nous souhaitons comprendre une once à tout ce bric a brac, il nous faudra pour le moins mettre de côté tout ce qu’on vous a mis dans la tête afin de vous concentrer sur les grandes lignes, puis, nous pourrons par la suite tenter de faire le lien entre tous ces concepts et théories en vrac et les intégrer comme faisant partie d’un tout et dépendants de lui (assujettis).

Or, il existe deux grands modes de transformation : l’un primitif et extrêmement puissant (infractif) et l’autre (proactif), exclusivement d’origine organique. Par conséquent, il existent des « espaces-temps » (terme einsteinien trompeur du coup) purement primitifs et d’autres mixtes avec plusieurs variantes en fonction des contacts respectifs entre les deux modes. Cette dichotomie dans la transformation générale influe sur l’observation, le sens et le fonctionnement même du Système.

Plus l’Homme étudie le Système et plus le Système existe en tout point et en différentes qualités; oui, dans toutes les directions inimaginables, tels les faisceaux de photons de notre soleil et de chaque étoile à qui nous donnons des noms et qui simultanément se mettent à briller et à éclairer ce que nous nommons simultanément et ainsi de suite ! : circuit fermé auto induit.

Tout ce que l’on peut nommer existe par ce qu’on peut le nommer. Ce qui n’est pas nommable est inexistant. Sans cela que se passerait-il ? Le Système serait et a déjà été été « orphelin » de lui même et aujourd’hui il ne l’est que potentiellement.

Derrière cette réalité ou cet axiome « métaphysique » se cache un principe physique impliquant « l’existence et la non existence » simultanée des choses. C’est la chose la plus dingue et la plus belle selon moi.

Par ailleurs, Il n’y aucun basculement entre « quantique et classique » ce sont juste les effets de nos observations expérimentales : la réalité spontanée est en continuité permanente (TME générale). Il n’y a jamais de rupture dans son fonctionnement : il sera presque parfait lorsque nous arriverons à le dompter à travers les étoiles sans nous croire supérieurs ; un jeu d’équilibriste en tous points.

Elran Valceka

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Lien sur expérience sur le principe d’équivalence :

https://www.leparisien.fr/essonne-91/l-experience-qui-pourrait-donner-tort-a-einstein-22-04-2016-5735043.php

Le 22 avril 2016 à 00h00

Un marteau et une plume tombant à la même vitesse. Difficile d’imaginer ce scénario sur Terre. Mais dans le vide, la preuve est faite. Lors de la mission Apollo 15, en juillet 1971, le commandant de la mission, David Scott, a réalisé une expérience pédagogique en direct de la Lune. Un marteau et une plume de faucon sont tombés exactement en même temps, démontrant qu’en l’absence d’atmosphère, la gravité agit de façon égale sur tous les corps.

Quarante-cinq ans plus tard, une nouvelle expérience spatiale va être réalisée grâce à l’Onera (Office national d’études et de recherches aérospatiales), basé à Palaiseau. Aujourd’hui, le satellite d’expérimentation scientifique du Centre national d’études spatiales (Cnes), baptisé Microscope, sera lancé de Kourou en Guyane. A son bord, l’instrument T-SAGE, développé par l’Onera. Cette mission pourrait bien révolutionner le principe d’équivalence.

Pourquoi cette expérience ?

Le but est de tester le principe d’équivalence, qui est à la base de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein, publié en 1916, avec une sensibilité jamais atteinte. Autrement dit, il mesurera l’égalité entre la masse gravitationnelle (qui joue dans le poids) et celle inertielle (qui génère le mouvement) avec une précision égale à 10 puissance -15, soit 15 chiffres après la virgule. « Nous allons les contraindre à garder la même trajectoire, en les accélérant. C’est cette accélération que nous allons mesurer. Normalement, elle devrait rester identique. En revanche, si l’une d’elle est obligée d’être plus forte pour éviter une déviation, le principe d’équivalence sera violé », résume Manuel Rodriguez, chef du projet. En résumé, Albert Einstein se serait trompé.

Deux masses en orbite

Une fois dans l’espace, le satellite lancera deux accéléromètres différentiels possédant chacun deux masses emboîtées l’une dans l’autre. Le premier sert de témoin avec uniquement du platine. Le second contient une masse en titane, l’autre en platine. Ces dernières subiront le même champ de gravité, sans être parasitées par les éléments présents sur la Terre. « L’avantage, c’est que la chute est infinie (NDLR : les masses restent en orbites autour de la terre). Cela nous offrira un temps de mesure extrêmement long », note le chef du projet. « C’est la première fois qu’une expérience de ce type est réalisée, elle sera cent fois plus précise que celles réalisées jusqu’alors », assure Pierre Touboul, le principal investigateur de Microscope à l’Onera.

Les résultats pourraient révolutionner la physique

« Si le principe d’équivalence est violé, nous serons à un tournant, nous reviendrons un siècle en arrière », promet Pierre Touboul. Car même si, jusqu’alors, aucune expérience n’a réussi à la mettre en défaut, beaucoup de théories actuelles la mettent à mal. « Cela permettrait dans un premier temps de faire le tri parmi toutes ces idées. Certains parlent par exemple d’un univers à onze dimensions. D’autres rêvent que nous pourrons un jour nous déplacer d’un point à l’autre différemment. Cette découverte pourrait tout remettre en cause », conclut Manuel Rodriguez. Il faudra toutefois être patient, les premiers résultats ne tomberont pas avant janvier 2017 et ne seront rendus public que d’ici un an. La mission se terminera quant à elle fin 2018. Le centre de mission scientifique sera mis en place sur le site de Palaiseau afin de gérer l’expérience spatiale en temps quasi-réel, en liaison avec le centre de contrôle du Cnes Toulouse.

https://www.nextinpact.com/article/27684/105724-le-satellite-microscope-confirme-universalite-chute-libre-avecune-precision-inegalee

Dans l’espace, le satellite Microscope confirme la théorie de la relativité générale d’Einstein avec une précision de 14 chiffres après la virgule. Pas de révolution donc pour le moment, mais les analyses continuent afin d’aller encore plus loin et, peut-être, ouvrir la voie à une théorie du tout.

En avril 2016, après plusieurs années de retard, le satellite Microscope (MICROSatellite à traînée Compensée pour l’Observation du Principe d’Équivalence) décollait à bord d’une fusée Soyouz depuis la Guyane pour une mission de deux ans.

Direction l’espace à une altitude de 710 km environ afin de tester l’universalité de la chute libre. Ce principe est simple, bien qu’un peu déroutant au premier abord : « dans le vide, tous les corps tombent avec la même vitesse, quelle que soit leur masse ou leur composition » explique le CNES.

En filigrane, rien de moins que confirmer ou mettre en défaut la Relativité générale proposée par Albert Einstein il y a plus d’un siècle, excusez du peu… « Du principe d’équivalence découlera la théorie de la relativité générale selon laquelle la gravitation n’est plus une force qui s’exerce depuis un objet vers un autre, mais une déformation de la structure même de l’espace-temps », complète Thibault Damour de l’institut des Hautes Études Scientifiques de l’université de Paris-Saclay.

Les enjeux sont donc importants et les scientifiques étudient ce principe depuis des centaines d’années (bien avant qu’Einstein n’en fasse l’un des piliers de la Relativité générale). Les premiers résultats de Microscope sont tombés aujourd’hui même : ils confirment pour le moment cette hypothèse « avec une précision inégalée ». Ils font l’objet d’une publication dans Physical Review Letters.

Les physiciens à la recherche du Graal : une théorie universelle

Prenons deux minutes pour revenir sur la théorie de la Relativité générale d’Albert Einstein. Elle part du principe que « l’espace et le temps sont liés dans un espace-temps à quatre dimensions et la gravitation résulte d’une courbure de cet espace-temps déformé par la matière ». Elle a notamment été vérifiée par l’observation des ondes gravitationnelles.

Problème, la Relativité générale semble « inconciliable » avec la théorie quantique des champs décrivant de manière extrêmement fidèle le monde des particules et de l’infiniment petit. Les physiciens sont donc à la recherche du Graal : une théorie universelle combinant les deux mondes, mais sans succès pour le moment.

« Si la théorie de la relativité générale est parfaite pour décrire l’interaction gravitationnelle, elle ne l’est pas pour les trois autres interactions régissant la physique des particules gouvernées par la mécanique quantique et unifiées dans le fameux « modèle standard ». Or les théories actuellement développées pour tenter d’unifier ces quatre interactions – telle la théorie des cordes – prévoient toutes la violation du principe d’équivalence à un moment donné » explique le CNRS.

Afin de valider ces théories, les physiciens sont donc à la recherche de la moindre brèche dans le principe d’équivalence, aussi infime soit-elle. C’est notamment le but de la mission Microscope afin de repousser toujours un peu plus loin la précision de la mesure. Le principe est toujours le même : comparer la chute libre de deux objets dans le vide.

Une course à la précision depuis plus de 400 ans

Microscope n’est que la dernière d’une longue série d’expériences visant à vérifier avec une précision toujours plus élevée le principe d’équivalence. Au début des années 1600, Galilée s’est penché sur la question et a mené de nombreuses expériences avec des boules de différentes matières (les masses n’étaient donc pas les mêmes), avec toute l’incertitude que l’on peut imaginer à l’époque. Si la légende parle d’un lâcher d’objets du haut de la tour de Pise, ce n’était très probablement pas le cas : il ne s’agissait que d’une expérience de la pensée.

En 1687, c’est ensuite au tour de Newton de se pencher sur la question à l’aide de plusieurs pendules de même longueur, mais de masses différentes. Il valide le principe d’équivalence avec une précision de l’ordre de 10^-3 selon Philippe Berio et Gilles Métris de l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA). C’est ensuite au tour de Laplace (aux environs de 1800) d’améliorer la précision de l’expérience imaginée par Newton, en poussant les calculs jusqu’à 10^-7. Tel un village gaulois, l’hypothèse selon laquelle « dans le vide, tous les corps tombent avec la même vitesse, quelle que soit leur masse ou leur composition » résiste encore et toujours.

En 1971, David Scott est le septième homme à poser le pied sur la Lune. Il en profite pour réaliser une expérience sur place : lâcher un marteau et une plume dans le vide afin d’observer leur chute. Le film de l’époque permet de constater que les deux arrivent à peu près en même temps sur le sol. Il ne s’agit d’ailleurs que d’illustrer un propos, pas de mener une véritable expérience scientifique.

La précision augmente depuis les années 70

La précision grimpe encore dans les années 70 grâce à une nouvelle méthode expérimentale : mesurer la distance entre la Terre et Lune. En effet, « la Lune et la Terre étant de composition différente, une violation du principe d’équivalence devrait se traduire sur la manière dont le Soleil attire ces deux astres, donc sur l’orbite de la Lune autour de la Terre » explique le CNES. En mesurant avec une précision de 2 cm l’éloignement de notre satellite naturel, le principe d’équivalence est cette fois-ci vérifié avec une précision de 10^-12 à 10^-13.

Un tel résultat est également obtenu en 2008 : « en raffinant le principe du pendule de torsion avec du béryllium et du titane [NDLR : le premier est bien plus léger que le second avec respectivement 1,848 et 4,51 g par cm^3], le groupe de physiciens américains Eöt-Wash est parvenu à une précision de 13 chiffres après la virgule, le record actuel », indique Gilles Métris… du moins jusqu’à aujourd’hui.

Il y a quelques années, Brian Cox et la BBC ont mis en ligne un reportage dans la Space Power Facility de la NASA permettant notamment d’effectuer des tests sous vide. À plusieurs mètres d’altitude, une boule de bowling et une plume sont lâchées simultanément une première fois avec de l’air ambiant, une seconde fois dans le vide. Dans ce dernier cas, elles arrivent en même temps au sol.

En 2017, Microscope améliore la précision d’un facteur 10

Dans un communiqué commun, le CNRS, le CNES et l’ONERA annoncent aujourd’hui avoir vérifiés le principe d’équivalence avec une précision de 2×10^-14 (14 chiffres après la virgule) : « Après avoir analysé seulement 10% des données acquises, l’équipe qui analyse les données de Microscope, améliore la précision du test du Principe d’Équivalence d’un facteur 10 ! ». La marge d’erreur est donc « aussi faible que le poids d’une mouche domestique comparé à celui d’un supertanker » explique le CNES.

Pour rappel, Microscope est un microsatellite de la filière Myriade du CNES de 300 kg, contre généralement 100 à 150 kg pour ce genre d’engin. Il ne comprend qu’un seul instrument scientifique : un double accéléromètre baptisé T-SAGE (Twin Space Accelerometre for Space Gravity Experiment).

Microscope ONERA

« L’accéléromètre (ou Sensor Unit – SU) dédié au test du principe d’équivalence ou SU-PE comprend une grosse masse en Titane et une petite masse en Platine-Rhodié (PtRh10 : 10% de Rhodium). L’autre SU, appelé SU-REF, est totalement identique au SU-PE (géométrie, composition, méthode de réalisation et d’intégration) à la seule exception de la grosse masse qui est en Platine-Rhodié. On attend donc pour cet accéléromètre aucun signal de violation, mais une signature de référence pour les perturbations et une estimation de la précision de traitement des données » explique l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (ONERA), le concepteur des instruments. Tous les détails techniques se trouvent par ici.

Dans l’espace, les masses cylindriques sont minutieusement contrôlées afin de rester immobiles par rapport au satellite. SU-REF permet d’étalonner l’instrument et de vérifier les mesures, tandis que SU-PE vérifie le principe d’équivalence : « les 2 masses subiront la même accélération de contrôle. Si des accélérations différentes doivent être appliquées, cela mettra en évidence une violation du principe d’équivalence, ce qui constituerait alors un événement majeur pour la physique »… ce qui n’est donc pas le cas aujourd’hui.

But de la mission : pousser jusqu’à 10^-15… et après ?

« La phase des mesures scientifiques a débuté en décembre 2016 et permis la collecte de 1 900 orbites utiles à la mesure du Principe d’équivalence. C’est l’équivalent d’une chute de 85 millions de km, la moitié de la distance Terre-Soleil ». Plus de 1 900 orbites supplémentaires sont d’ores et déjà disponibles, permettant probablement d’améliorer encore la précision à l’avenir (ou de violer le principe d’équivalence suivant le cas). Le but étant de se rapprocher de l’objectif de 10^-15. À titre d’exemple, cela reviendrait à comparer le poids d’une mouche à celui de la pyramide de Khéops.

Si le principe d’équivalence devait être mis en défaut, « cela renforcerait la théorie des cordes selon laquelle l’Univers possède des dimensions d’espace supplémentaires » explique Thibault Damour. Il ajoute que « cela implique en effet l’existence d’autres champs que celui de la gravitation, capables de faire varier les constantes de la physique dans le temps et l’espace, constantes qu’on ne sait absolument pas expliquer aujourd’hui », mais nous n’en sommes pas encore là.

CNES Microscope

Au contraire, si Microscope confirmant la théorie de l’équivalence avec une précision accrue, les scientifiques ne comptent pas en rester là car d’autres projets sont dans les cartons, mais laissés de côté pour le moment. L’Agence spatiale européenne dispose par exemple de Stequest (Space-Time Explorer and Quantum Equivalence Principle Space Test) dont le but est de mettre en chute libre dans l’espace des atomes de nature différente.

Aux États-Unis, Step (Satellite Test of the Equivalence Principle) était aussi envisagé pendant un temps avec trois paires de matériaux différents à une température cryo­génique. La précision annoncée était de 18 chiffres après la virgule ! Bref, si Microscope ne trouve pas de faille, d’autres projets pourraient revenir à la charge afin d’augmenter la précision des mesures.

Dans tous les cas, les scientifiques n’ont pas fini de plancher sur le principe d’équivalence pendant encore de longues années.

https://www.onera.fr/fr/actualites/mission-microscope-les-premiers-resultats-confirment-la-theorie-deinstein