Le mégot : première source de pollution des océans avec le plastique

Si vous revenez de vacances ou d’un séjour au bord de la mer, vous avez sans doute encore pu constater, si vous avez un tant soit peu le sens de l’observation et pour le moins un intérêt quelconque pour l’état de notre milieu de vie, à quel point les humains et leurs cohortes d »inéduqués malheureux continuent d’intoxiquer l’environnement et eux-mêmes par la même occasion. Sachez chers confrères humains que les mégots de cigarette que vous jetez par terre (pour 90 % des fumeurs) se retrouvent dans les égouts et par voie de conséquences dans les fleuves et puis dans la mer. Les poissons et les oiseaux confondent souvent ces détritus pour de la nourriture et s’intoxiquent et meurent. Le faune et la flore sont affectés par chacun de nos faits et gestes car nous vivons dans un tout: tout est en interaction constante. La responsabilité de chacun d’entre nous, étant donné l’inaction des politiques et des pouvoirs publics concernant l’état déplorable des comportements actuels, est de rappeler aux délinquants sociaux de tout horizons que la liberté: se n’est pas de faire ce que l’on veut, c’est savoir ce que l’on doit faire ! Il m’arrive régulièrement de ramasser les mégots de personne dans la rue. Ces personnes sont choquées par ce geste et non par le leur ! C’est le monde à l’envers et la Liberté n’a plus aucun sens. Tout le monde confond liberté et éducation. Il y a un grave problème de comportement des individus dans les villes modernes occidentales. Nous devons éduquer tout ceux qui n’ont pas été éduqués. Nous devons être des éducateurs quotidiens avant toute fonction ou activité, sinon c’est nous qui deviendrons des zombies à ne rien faire, comme les politiques actuels. Si nous faisons tous quelque chose, les gens dépourvus de logique et de bon sens se rendront compte qu’il est en train de se passer quelque chose et la société évoluera vers le vrai et de meilleurs lendemains.

Pourquoi les fumeurs jettent-ils leur mégots par terre lorsqu’ils sont à l’extérieur ? De prime à bord par ce qu’il n’y a pas de poubelle ! Mais même lorsqu’il s’en présente une, certains prennent un plaisir à l’ignorer. Peut-être n’ont ils pas le temps d’éteindre correctement ce malheureux détritus ?

En fait il n’en est rien. Il semblerait au contraire, lorsque l’on observe attentivement ce type de comportement, que son origine provienne d’un mécanisme psychologique: un exutoire en relation avec un rituel inconscient très précis. En effet, on peut facilement observer que la chute du mégot et son écrasement éventuel sont décryptés et suivis attentivement et/ ou furtivement par les intéressés. Ceci révèle la plupart du temps, une forme d’intérêt et de curiosité pour le mouvement opéré par le mégot en train de tomber ou mis en miette. Ce point crucial nous permet de nous rendre compte qu’il s’agit en fait de la phase finale d’un rituel correspondant à une micro-cérémonie, pendant laquelle, le temps de ce jet de mégot ou de piétinement, le fumeur tente de retrouver une liberté primaire: une sensation finale d’hypnose libératoire et un recentrage psychique par l’effet de la gravité sur le mégot. Mais de quelle liberté ? Il en existe de plusieurs sortes: la liberté de transformer jusqu’au bout et le pouvoir de l’abandon, de la destruction, de l’acharnement et même de la création.

Au delà de la fainéantise et plus globalement de l’irresponsabilité à l’origine de ce comportement récurrent pour 1/4 de la population (16 millions de personnes en France), c’est la forme à la fois de sadisme et d’hypnose mélangé pour le plaisir de faire tomber ou de transformer ce détritus qui est le plus frappant. C’est à dire la liberté de supprimer et de contrôler quelque chose, donc de finir la transformation débutée par l’ouverture du paquet, l’extraction de la cigarette, son touché, l’allumage, la combustion, les rejets de cendre, la tenue de la cigarette, et l’inhalation des fumées. Ce rituel se termine toujours par l’abandon du filtre usagé et toxique pour l’environnement . Chacune de ces étapes correspond en elle même d’ailleurs à des besoins psychiques et physiques. C’est pour cette raison que si vous ramassez le mégot de quelqu’un dans la rue, ce dernier sera plus gêné qu’autre chose: son rituel sera interrompu avant son accomplissement final, même s’il ne vous le dit pas (névrose à cacher oblige ou non sue). Le rituel est définitivement perturbé tel un sacrilège.

Lorsque l’on compare la situation de tous ces fumeurs avec leur situation personnelle privée ou professionnelle, on s’aperçoit que ces derniers présenteraient des difficultés d’ordre sociales, de construction psychologique, de stress ou de gestion existentielle (stabilité mentale) et donc, de liberté de transformation. Fumer et jeter seraient ainsi le corolaire de leur impuissance à pouvoir transformer pleinement selon une volonté propre. Puisque la plupart d’entre eux manquent de force existentielle, il ne leur reste que ce rituel global pour patienter et continuer à tenter de réussir à transformer quelque chose de personnel: d’où la pause cigarette au travail (avec le smartphone).

La liberté « d’abandon et d’acharnement suivis » relèveraient également d’un rituel de transfert liées à d’extrêmes difficultés sociales. Lorsque vous voyez quelqu’un jeter un mégot par terre il y a ainsi de très fortes chances pour que cette personne souffre de son existence et/ou de ses relations avec son entourage familial ou professionnel. A contrario, vous constaterez que les fumeurs qui jettent leurs mégots dans des lieux appropriés ont un comportement plus apaisé et détendus que les premiers, bien que cette pratique soit à proscrire.

Faute de personnalité à par entière, les fumeurs ne pouvant se respecter eux-mêmes en finissent par ne plus respecter leur environnement. Le peu de dignité qu’on leur a légué ou qu’on leur témoigne encore (famille absente/ gâté/ rôle de l’image sociale en construction dés l’adolescence en relation avec l’image trompeuse « adulte-cigarette » laisse des traces jusque dans la vie active; je fume donc je suis un(e) « grand(e) » au sein d’un groupe de fumeurs prétendus « adultes », comme une famille que j’ai choisi de ne pas rejeter). Ces terreaux propices, engendrent, de fils en aiguille, des individus qui se considèrent comme indignes d’eux mêmes et par voie de conséquence sans plus aucune dignité intrinsèque pour la vie, la cigarette et son rejet deviennent ainsi leur propre image et leur propre « mégot-incarnation ».

Vu l’état actuel de notre société et des modèles qu’elle véhicule, les pauvres mégots par terre ont de beaux jours devant eux. Pour faire simple: les prisonniers d’eux-mêmes par, négligence, abandon ou faiblesse, engendrent les « fumeurs exorcistes névrosés ou mégots incarnés ». La cigarette électronique a permis à certains de ces fumeurs de transférer leur rituel de transformation ailleurs. Pour les autres, le besoin de destruction, d’acharnement et de transfert de leur névrose est trop fort. Les amendes n’y changeront rien, seule le changement de la société dans ces fondements mêmes occasionnera de réels revers aux lobbys du tabac qui se nourrissent des ces faiblesses et failles psychologiques.